Le 7 mars, NON au vol des rentes !

Nous, retraitées et retraités, nous nous sommes engagés pour que « la prévoyance professionnelle conjuguée avec l’assurance vieillesse, survivants et invalidité permette à l’assuré de maintenir de manière appropriée son niveau de vie antérieur » (art. 113 lettre a, constitution fédérale). Cela, tout en sachant que, heureusement, notre espérance de vie allait se prolonger. Et aujourd’hui, cette disposition voulue par la grande majorité de la population, le cœur même de notre État social, ne devrait plus être valable ?

C’est précisément quand, afin de sauver une UBS mise en pleine déroute par une pratique effrénée en matière de bonus, nos impôts servent à injecter des fonds dans une mesure encore jamais vue que la majorité parlementaire de droite veut, sous la houlette des assureurs privés, mettre la main sur l’essentiel : notre État social.

Les travailleurs et travailleuses âgés sont particulièrement concernés

Le 7 mars 2010, l’enjeu sera la baisse de 6,8 à 6,4 % du taux de conversion LPP, un taux qui est déterminant dans le calcul des rentes. Les futurs retraité(e)s se verraient ainsi privés de dizaines de milliers de francs. Les plus durement touchés ? Ces collègues qui, par leur l’âge, nous sont les plus proches à savoir : celles et ceux qui, au seuil de leur retraite, doivent craindre pour leur emploi et leurs rentes ; et que la réduction prévue des prestations de l’assurance-chômage confrontera à un recul social de plus.

Nous, les retraité(e)s sommes nous aussi particulièrement concernés

Mais nos droits à une rente aussi font l’objet de projets brutaux : le parlement fédéral délibère actuellement de la 11e révision de l’AVS. L’adaptation des rentes de l’AVS et de l’AI à l’évolution des salaires et des prix est remise en question ! Les deux Chambres ne s’opposent plus que sur des formulations techniques, alors que depuis 1980 déjà – et c’est prouvé ! –, les rentes de l’AVS sont en retrait par rapport à l’évolution des salaires. En outre, il est à nouveau prévu de relever de 64 à 65 ans l’âge de la retraite des femmes, et ce, sans système social de retraite anticipée. L’Union syndicale suisse (USS) va aussi saisir le référendum contre cette 11e révision de l’AVS. Une chose est certaine : si le vol des rentes allait s’imposer dans les urnes le 7 mars prochain, le démantèlement social serait encore plus violent ; et la compensation du renchérissement dans le 2e pilier, presque partout inexistante, se ferait attendre encore plus longtemps pour nous, les retraité(e)s.

C’est maintenant qu’il faut dire NON!

Chères et chers collègues,
Nous avons déjà vécu beaucoup de choses…, mais nous devons nous battre avec détermination pour faire pièce à cette vaste offensive dirigée contre notre État social, un états social dont précisément nous, les retraité(e)s des syndicats, avons le droit d’être tout particulièrement fiers. Et il faut que nous nous battions dès les premières hostilités. Ce serait une erreur fatale que de croire, à la légère, que nous ne sommes pas concernés et qu’il suffira de se battre seulement après. La première votation populaire de 2010 doit montrer de manière univoque et claire que nous ne laisserons par détruire notre État social.

Persuadez le plus grand nombre de vos collègues!
Je vous remercie pour votre engagement.

Cordiales salutations
Peter Rymann
Président de la commission des retraité(e)s
Plus d’informations sur les sites www.uss.ch et www.vol-des-rentes.ch ou www.comedia.ch